Un membre du comité Enrichissement : Anthony Ciréfice
Depuis tout gamin les animaux me captivent...
C’est à travers les documentaires et les bouquins animaliers que j’ai découvert le monde fascinant de la faune sauvage. Au fur et à mesure que je grandissais, je prenais de plus en plus conscience de la nécessité de préserver notre environnement. C’est donc naturellement que je m’orientais vers des études allant dans ce sens. Un BTS Gestion et Protection de la Nature m’a permis d’intégrer le monde zoologique ; c’est ainsi qu’en Septembre 2003, je deviens soigneur animalier au parc zoologique de Thoiry. Je n’ai alors que 18 ans quand j’apprends la vie au zoo. Mes rêves d’enfant deviennent alors réalité…
Dès les premiers jours, je me rends compte que la captivité n’est pas idéale pour un animal sauvage et qu’elle ne le sera jamais. Mais parallèlement je réalise l’importance du rôle qu’ont les parcs zoologiques en terme de conservation animale et progressivement je finis par accepter la captivité et reconnais sa nécessité. Le zoo m’apparaît ainsi être l’un des meilleurs outils pédagogiques dont la mission est d’enseigner le respect de la nature.
« Condamner » quelques individus pour qu’ils deviennent les ambassadeurs de leurs cousins sauvages, oui ! Mais seulement si on fait en sorte de leur offrir des conditions de vie répondant à leurs principaux besoins et si on optimise au maximum leur bien être, ici au zoo.
C’est à ce moment que je prends conscience de l’importance du rôle du soigneur.
Sa mission : prendre soin (au sens large) de ses protégés et leur apporter ce dont ils ont besoin pour vivre convenablement et le plus « normalement » possible.
Mais tous les animaliers savent que la tâche est beaucoup plus compliquée qu’elle n’y paraît.
Notre principal ennemi : L’ennui !
Conséquence quasiment inévitable de la captivité, il est contraire au bien être de l’animal et donc devient notre principal cheval de bataille…
Aujourd’hui, à Thoiry, je m’occupe des « carnivores » (félins et loups), et me bats quotidiennement pour que « mes » animaux souffrent le moins possible de cet ennui. Pour cela, j’essaie d’enrichir chaque jour leurs enclos, ce qui permet aussi de préserver tout un répertoire de comportements qu’ils adopteraient dans la nature.
Si j’ai décidé d’intégrer ce « comité enrichissement AFSA », c’est parce que je suis convaincu que ce domaine est tout aussi important que la nutrition, ou encore les aspects vétérinaires par exemple, mais qu’à l’heure actuelle, en France, son importance reste sous-estimée. Ainsi, je crois que nous devons concentrer des efforts en la matière afin de progresser et ce dans le but, d’améliorer encore les conditions de vie de « nos » animaux.
Enrichir leur milieu, c’est enrichir leur vie...
Avertissement
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