Un membre du comité Pédagogie : Magali Brylinski

« Comme beaucoup d'entre nous je pense, dès l'enfance, je récupérais les animaux blessés du quartier.

Puis j'ai profité de mes amis vétérinaires pour passer mes vacances d'adolescente les seconder sur le terrain, passant de la passion à la vocation.

Suite logique, j'ai tenté une prépa vétérinaire sur Paris mais mes lectures me portaient déjà vers la faune sauvage (merci Mr Menatory et ses loups !) me faisant bifurquer vers la fac en vue d'un DEA d'éthologie.

Pendant les 3 premières années (à partir de 97), ma boulimie de connaissances faunistique et environnementale m'a poussée à sillonner les conférences-débats sur le retour du loup en France.

Ce vivier de passionnés a été déterminant dans mes choix :

On y trouvait des érudits et des hommes de terrains qui ont déclenché ma prise de conscience environnementale et ouvert mon champ d'études.

  • Malheureusement, beaucoup de dits « passionnés » faisaient passer leur véhémence avant l'instruction et l'empathie, menant ainsi à des discussions stériles, et donnant à tous les « pro-loups » une étiquette d' « écolos parisiens » !
  • De même, à l'époque où se mettaient en place les systèmes d'écovolontariat d'aides bergers, il est devenu flagrant que la plupart des éleveurs qui faisaient le déplacement n'étaient pas de mauvaise fois mais simplement victimes de lacunes culturelles ou de désinformation.

D'où cette passion pour la pédagogie qui, à mon sens, est le seul moyen permettant de partager les merveilles qui nous entoure, de comprendre les différents contextes, cultures, besoins humains qui causent la perte de tant d'espèces (et d'ethnies au passage...).

En replaçant le visiteur comme membre d'un « Grand Tout », le plaisir, les connaissances et la logique l'amène à plus de respect quel que que soit son vécu.

Pour revenir à mon parcours, il faut savoir qu'à l'époque, ne connaissant pas le sujet, j'étais une farouche anti-zoo, convaincue que tous les animaux étaient prélevés, gros barreaux, bref une caricature !

Mais lors d'une de ses conférences, je suis tombée sur le bouquin sur la Bête du Gévaudan écrit par mon directeur.

Déstabilisée par sa logique biologique, j'ai demandé un stage afin d'en avoir le cœur net... Comme quoi l'ouverture d'esprit a de nombreux avantages :

Suite à mon stage, la découverte de nos merveilleux ambassadeurs et des programmes de conservation, et la libération du poste, je ne suis jamais repartie !

Et c'est ainsi que depuis Juin 2000, je m'occupe des animations (ours polaires, hippopotames, loups, manchots, suppléante au spectacle de Aras) et tente depuis 2 ans d'amener la pédagogie comme une pièce importante de la conservation.

Comme beaucoup de zoos privés, nous n'avons pas encore de réel comité, ne recevons pas de groupes etc.

Alors collègues plus qualifiés, n'hésitez surtout pas à nous faire partager vos avancées sur le sujet !

Je tenterai de vous retranscrire ce que m'ont apporté l'IZE, l'EAZA et mes années d'éthologie humaine !

Magali Brylinski

Avertissement

Le site internet de l’AFSA est strictement réservé aux professionnels des parcs zoologiques. L’AFSA met à disposition de ces professionnels un certain nombre de fiches outils, de données qui ne doivent être utilisées que sous la responsabilité du capacitaire de l’établissement. Aussi, l’AFSA se dégage de toutes responsabilités en cas de mauvaise utilisation ou détournement de ces fiches outils.